Homeland - S03 - review

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Je viens de finir la saison 3 de Homeland, alors c'est parti. De manière générale, si vous ne l'avez pas vu, je vous la conseille. En 2013 je dirais qu'il y a eu deux saisons 3 qui valaient vraiment le coup d'être vues, c'est celle de Game Of Thrones, qui nous a bien emportés (et il faut reconnaitre le merite de la série : cadre spatial très large, nombre de personnage énorme, cadre temporel très très réduit dans l'intrigue, bref, de quoi rendre compliquée la saison, et pourtant ! ) et Homeland. A la fin de la saison 2, on pouvait se demander si ça ne perdrait pas un peu, avec cet attentat, le 12/12/12 etc...

hé bien NON! 

j'ai le plaisir de vous dire que non seulement les réalisateurs de la série on considérablement rendu son mérite aux différents personnages de la série, et ça fait plaisir de voir des personnalités évoluer autant même après la saison 1.

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Le personnage de Carrie a évolué, de telle manière qu'on arrive maintenant à la considérer MAMAN !

(Rappelez vous la saison 1, elle était tellement paumée qu'elle en était au point où elle a essayé de draguer Saul dans les premiers épisodes : je ne sais pas si vous vous souvenez comme il l'a engueulée, mais il l'en avait punie pendant un certain moment.)

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Le personnage de Quinn ne reste plus uniquement une façade, et on voit même une véritable ouverture se profiler entre lui et Carrie (c'est bon, il veut tout le temps savoir comment elle va, ce qu'elle fait, ou elle est : il se la tape quand ?!).

De toute façon on attend tous d'en savoir plus à propos de ce type (le meilleur pour la fin...)


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La relation entre Saul et la CIA évolue de manière inattendue : il arrive à sortir en héro et à être viré en même temps, ce qui est quand même magique ! La relation avec sa femme elle aussi a évolué, et ça fait du bien de voir qu'elle n'est pas tout le temps en train de lui faire des pseudos crises de jalousie sur son boulot. Avec Alain Bernard, on aura même une vraie intrigue, et l'importance de la femme de Saul révélée autant au spectateur qu'à lui-même. Chapeau.

Dar Adal est toujours un putain de vendu, on ne l'aime pas. De toute façon, tout le monde évolue sauf lui.

Brody devient réellement indépendant de sa famille (ça fait du bien) et commence à avoir une vraie histoire personnelle : ce n'est plus juste le mec qui a fait huit ans avec Abu Nazir et n'arrive pas à se réintégrer au point qu'il ne sait même plus baiser sa femme (personne ne sait d'ailleurs réellement qu'il n'était pas pendant huit ans dans la cellule),
c'est le mec qui a été prisonnier pendant huit ans, qui a failli tuer faire exploser un bunker avec un gilet plein d'explosifs, qui a été accusé à tort du bombardement de Langley, qui a fini par se faire tirer dessus à la frontière Colombienne, qui a dû se sevrer de plusieurs mois dans une cellule à juste se droguer H24 oublier Carracas, qui doit tuer un des plus importants dignitaires de l'Iran, et cela tout en sachant que sa fille ne veut plus le voir, sa femme le-tuera-si-elle-le-voit-et-Carrie-est-enceinte-de-lui.

*respire* 

PFIOU. 

Oui, je viens de faire une description de Nicholas Brody, personnage de Homeland, non, non, pas d'un personnage de SF.


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La classe Brody. Un concept breveté par Showcase. Marque déposée.

Bon, après, évidemment quand on est aussi cool les gars, on est aussi méga torturé dans sa tête, et ne vous faites pas d'illusions, on meurt très vite aussi. D'ailleurs, très vite après l'assassinat, il meurt. Mal, d'ailleurs. La mort de Brody est un moment réellement dégueu. Mais bon, life is life, et Brody a la Brodyclass ("non, ce n'est pas une maladie, papa, maman, c'est une série ni un code d'activation pour un logiciel du futur destiné à sauver l'humanité").

Bref, Brody a la classe, et moi je dois arrêter de regarder des séries.

Bon, après je reste persuadée que Brody est une image de près ou de loin inspirée de jesus. La rédemption, l'abnégation dont fait preuve Brody, c'est pas un peu religieux? Très certainement tiré par les cheveux, mais pas completement stupide (ils sont américains, la religion ils kiffent presque autant que les idées réactionnaires !).

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Au niveau de ce qu'on retient, je pense que de loin, le dernier épisode est peut-être le mieux foutu. Saul qui part de la CIA après la cérémonie et Carrie qui rentre dans la CIA après l'avoir regardé partir : un présage que Carrie sera dans quelques temps directrice de la CIA? Pourquoi pas, après tout? Une saison 4 à Istanbul, avec ses premières difficultés de mère et une saison 5 BACK TO USA, avec en bande son "Born In the USA" de Bruce Sprinsteen, le bonheur, la big promotion et là, un énorme drame diplomatique dès le début de sa surveillance en tant que directrice de la CIA... oh mon dieu, je m'enflamme. Bien possible. Ca renouvellerai le casting, donc ça peut au moins lancer à la suite une saison 6 s'ils gérent dans la saison 5.

"six seasons and a movie"?...

On retient aussi évidemment la scène où Carrie regarde mourir l'homme de vie, Brody. Une scène superbement tournée, avec cette immense grue pour ce si petit homme, qui ne regarde qu'elle, et est si loin de la vie déjà.

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On attend aussi l'importance croissante de Quinn, qui, on le sent, va être important dans la saison 4. On ne sait pas encore si Carrie va lui demander de venir avec elle a Istanbul, mais dans tous les cas, il aura un rôle important. S'il reste aux USA peut-être l'accouchement de Carrie va lui faire réaliser son rôle de père auprès de son propre gosse. Les plans ont évolués autour de lui, ils se sont plus centrés sur son visage, moins sur des plans larges et généraux où il apparaissaient de manière totalement neutre au milieu d'un groupe. On nous reserve quelque chose de majeur.

Petit rappel : on nous glisse dans les saisons d'avant que Quinn va avoir quelque chose à voir avec Carrie lorsqu'il interroge Brody. Ils forment à un moment de la série cet espece de "triangle" que Quinn ne marque pas vraiment (c'est son passé qui fait ça je vous dis! ou alors il a peur de s'impliquer dans une relation) à ce moment :

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et à celui-là :

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Moi j'avais même pensé pendant cet interrogatoire que ça annoncait que Quinn serait celui qui tuerait Brody. Parce que Carrie ne pourrait jamais et que Saul est devenu bureaucrate depuis qu'il dirige l'agence.

À la fin de la saison 2, on avait gros plans sur SAUL, Carrie, et Brody, maintenant que Saul est parti est que Brody est mort, on sait que le nouveau connard à la tête de la CIA va être important en arrière plan, que Quinn va jouer un rôle et on attends peut-être quelque chose du côté du père de Carrie. Les Brody vont certainement totalement disparaitre, à l'exception peut-être de Dana... si elle apprend un jour la vérité à propos de son père.

À suivre...

Les Génériques de films de Scorsese - Blow up

"Taxi Driver" meets "Un homme qui dort"

Wong Kar-wai par Thierry Jousse - Blow up





Petite parenthèse avec Thierry Jousse aujourd'hui, je vous partage une super vidéo sur la musique dans les films de Wong Kar Wai. Des influences marquées, une discothèque bien bien large pour le réalisateur et certainement, des goûts très très fins.

À voir absolument, et à savourer, parce que c'est bien fait.

N.

in he mood for love, wong kar wai

"L'accordeur" de Olivier Treiner - court métrage


"Après un échec à un concours international, un jeune pianiste prodige se reconvertit en accordeur de piano prétendument aveugle (car les gens croient que les sens, particulièrement l'ouïe, d'un aveugle sont plus aiguisés). C'est une autre façon de jouer, un peu bizarre et qui, même s'il semble amusant de s'introduire presque innocemment dans l'intimité de personnes convaincues qu'on ne les voit pas, peut réserver des sensations extrêmes à qui la pratique." 
L'accordeur est le protrait d'un jeune homme, Adrien.




Qui est le personnage de l'accordeur?

De lui nous ne savons rien, même pas son nom. Il est pianiste, fait semblant d'être aveugle, aime le sucre et accorde bien les pianos. Il a tendance à mentir pour obtenir ce qu'il veut, et il semble intelligent. Peut-être un peu trop. Il a aussi horreur qu'on lui refuse quelque chose.
Adrien recherche la proximité avec les gens. Il aime faire un pas dans leur intimité et les voir quand ils baissent la garde.

Les gens chez eux sont toujours différents de comme on les voit à l'extérieur. Ils sont toujours un peu plus relachés, un peu plus eux-mêmes.

Avec un aveugle, ils se sentent encore plus à l'aise.

Ce sentiment, Adrien le recherche semble-t-il. Même s'il semble qu'il aime aussi satisfaire un certain côté voyeur qu'on ne peut nier (les sourires lorsqu'il  regarde la jeune fille danser, mais aussi le confort calme et serein qui transparait dans l'appartement du mec qui se balade en caleçon). Adrien recherche cette vivacité de l'instant, cette pureté et ce naturel que chacun cache, et qu'il cache lui-même en déguisant toute sa personnalité, en ne jouant plus que pour ceux dont il accorde le piano.
  • l'efficacité du court-métrage : 
- la scène d'ouverture, absolument réussie, qui captive tout de suite le spectateur en posant des jalons forts : un aveugle qui joue du piano, une personne dont on ne sait rien et un homme assis dont le pianiste ne sait rien.

- les contrastes ( le pianiste aveugle qui ne joue pour personne / le pianiste talentueux promis à un riche avenir qui passe le concours pour le Prix Bernstein, l'aveugle / le voyeur, le pianiste / l'accordeur, l'opportuniste / l'enfant blessé par son échec, l'homme indépendant actif à l'emploi type de l'adulte et qui raconte des histoires pour expliquer son PDV / l'enfant qui mange du sucre, reste allongé à bouder toute la journée et exige qu'on lui ouvre la porte, la première moitié du film, claire et légère / la deuxième moitié, sombre et sanglante ) et surtout comment ils disparaissent tous à la fin : il ne reste plus que le pianiste. Il a arrêté de faire semblant.

- le jeu de Gregoire LePrince-Ringuet, dont le petit côté légèrement coincé passe parfaitement et donne un aspect respectable au personnage.

- l'opposition entre la scène d'ouverture, le thème de la musique, le côté un peu cassé de notre personnage et sa petite convoitise pour ses réparations ET la scène finale, à partir du moment où on voit le sang. Toute cette fin est sensée être muette, et nous sommes dans la tête d'Adrien. Le seul son qui est réellement présent à ce moment est le son de son piano. Le fait de savoir cela, même si l'acteur parle en voix off, cela fortifie l'effet "thrillant".



L'accordeur, court métrage français d'Olivier Treiner sorti en 2010
classé dans drames psychologiques et thrillers
avec Grégoire Leprince-Ringuer, Grégory Gadebois, Danièle Lebrun, Emeline Gue
couleurs - 35mm - 13'
musique de RAPHAEL TREINER
césar du meilleur court-métrage (2012) ; Chistera du jury au festival des jeunes réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz.

Le monde de Charlie (2013) : on ne passe qu'une seule fois à l'âge adulte? Hé bien heureusement pour Charlie.



Je vous présente "Charlie", un garcon torturé, très torturé. 
Un film avec Emma Watson dans le casting, pour les hipsters mâles, Ezra Miller, pour les connaisseurs de films indépendants, des vetements de hipster, un traitement antique, et un fond vert sur l'affiche. 

Oui, vous l'avez deviné : ces ados ont déjà tout compris de la vie, et même plus si c'était possible. 





En fait, à part quelques notes très très kitsch, le film passe. Franchement il passe. Je ne pensais pas le dire, mais finalement, je suis arrivée à la fin presque dégoutée de le dire : c'est pas si mauvais. C'est meme pas mal. (Oh mon dieu je l'ai dis...) Mais attention, si l'exposition et la plupart des problématiques cinématographiques sont excellentes, les réponses pêchent totalement.



Le monde de Charlie, un film d'ado vomitif ou une playdorie sur la condition des ados? 


Le film se centre sur le personnage de Charly AKA le souffreuteux-qui-ne-pleurera-pas-parce-que-les-larmes-c'est-à-Hollywood-and-BOYS-DON'T-CRY. Mais derrière ce cliché insupportable, il est sensé être le représentant d'une catégorie de personnes : les ados. 

La question que pose le film est simple : elle cherche à définir, à trouver qui est Charlie, le représentant de notre génération, née entre 1985 et 2000. Il y a plusieurs définitions.

Une génération Peter PAN, génération qui cherche à ne pas grandir? 

Ou une génération Y, surqualifiée, hyper impliquée dans la vie adulte, maitrisant les technologies? 

Une génération qui fonce pour avoir ce qu'elle veut, parce qu'elle sait qu'on n'obtient rien sans rien tenter? 

Une génération boomerang qui revient très vite à la maison après les échecs de la vie? 

Une génération qui se pose toujours la question du pourquoi, du comment, du "WHY"? 

Ou finalement juste une génération qui se met en droite ligne de la fameuse génération X et qui veut sortir de la spirale roue statut-argent-ascension sociale qui caractérise l'existence moderne ? Trouver plus? 

Bref, vous avez compris, on ne sait plus trop ou donner de la tête.





Alors, toutes ces questions que Le monde de Charlie soulève sur les enjeux de notre générations me posent problème et je vais vous expliquer pourquoi : 

premièrement, cette idée qu'une génération entière (c'est-à-dire, allons, 3 milliards d'êtres humains?) a les MÊMES CARACTÉRISTIQUES, les mêmes problèmes et les mêmes idées, c'est franchement gênant. C'est même carrément démensiel de penser comme ça. 

Si on va plus loin, on peut dire que c'est du déterminisme de parler des gens de cette manière : tu es né entre ... et ... donc tu seras cynique sur la politique, qui aimera les films indépendants et tu fumeras des clopes jusqu'à te lancer dans la cigarette électronique. Peut-être vers 25 ans tu découvriras le Yoga, tu commenceras à regarder ton ascendant sur internet, tu seras persuadé d'avoir trouvé la paix intérieur jusqu'à ton prochain licenciement, et là, bonne chance mon gars, ta génération ne sait pas gérer. 

Merci, mais fallait pas. 

Néanmoins, il faut reconnaitre que Le Monde de Charlie répond à cette question : comme vivre quand on est un digne représentant de la génération Y ? 

Attendez, ça va vous surprendre .... 

LE CARPE DIEM ! 

Bah oui, le monde de Charlie solutionne le malaise de la génération Y en prêchant une forme de "Carpe Diem" à deux balles que je trouve complétement faiblard. 


De là résulte un profond déséquilibre entre des questions d'une profondeur énorme, car existencielles et un vide intersidéral face à la réponse que propose le film.








La contradiction lourd-léger... qui aboutit sur le terrible kitsch. 

« la contradiction lourd-léger est la plus mystérieuse et la plus ambiguë de toutes les contradictions » (Nietzsche)


Le monde de Charly est un film d'une infinie lourdeur, et d'une grande légéreté à la fois : des questions profondes cotoient une réponse d'une infinie faiblesse. 

Résultat? Le déséquilibre rend le film bancale et faible, dans tout son ensemble. 







Cette contradiction ambigue fait que toujours maintenant, j'ai du mal à dire "j'ai aimé", ou "je n'ai aimé". C'est un mixte donc dans mon cas, qui fait que le film mérite une bonne note parce qu'il pose des questions nécessaires, sur la sexualité, la recherche du bonheur, le sens de la vie, la souffrance humaine, le passage à l'âge adulte, le rite de passage ...

Je reste une éternelle convaincue qu'autant de kitsch ça tue le fond, et que trop d'effort pour faire "toujours plus vrai", "toujours plus naturel", "toujours plus pur, adolescent, brut", finit par gommer certaines choses et rendre tout KITSCH. 

"Avant d'être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c'est la station de correspondance entre l'être et l'oubli". (Kundera)

Pour moi, le monde de charlie est un film kitsch qui ne marquera malheureusement personne parce qu'il pose des questions existencielles en les traitant comme des questions "faciles" et "dispensables". 







Le monde de charlie - The Perks Of Being A Wallflower (2 janvier 2013) un film américain de type drame et romance de Stephen Chobsky d'après son roman Pas raccord 

traduction littérale : "Being A Wallflower" : être une giroflée => faire tapisserie 
"The Perks Of Being A Wallflower" : les avantages d'être un laissé pour compte. 

Avec Logan Lerman, Emma Watson, Ezra Miller

couleurs, 1h43'

récompenses : 

  • National Board of Review Awards 2012 : meilleure distribution
  • Indiana Film Journalists Association Awards 2012 : meilleur scénario adapté pour Stephen Chbosky
  • Utah Film Critics Association Awards 2012 : meilleur scénario adapté pour Stephen Chbosky
  • Boston Society of Film Critics Awards 2012 : meilleur acteur de second rôle pour Ezra Miller
  • People's Choice Awards 2013 :
    • Meilleur film dramatique
    • Meilleure actrice dans un film dramatique pour Emma Watson
  • Independent Spirit Awards 2013 : meilleur premier film pour Stephen Chbosky
  • Chlotrudis Awards 2013 :
  • Teen Choice Awards : meilleur acteur dans un film dramatique pour Logan Lerman



Helix - les 15 premières minutes de la série commençant demain sur SYFY.

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Voici les quinzes premières minutes du pilote de "Helix", série SYFY qui commence demain.
Comme toute les séries SYFY je vous les recommande chaudement, parce qu'elles sont souvent très bien tournées, bien menées, bien scénarisées et super captivantes (mais il y a pas de sous....). En général touchant à des thèmes de Science Fiction.

Alors, allons y faire un petit tour des séries SYFY, avec rapidement mon petit topo pour chaque :

  • Alphas :

Une série magistrale dans l'exploitation des thèmes des super-héros, des mutations et de la super-technologie, ainsi que toute une question autour du Bien et du Mal.


Evidemment, ça fait un peu rabas-joie vu d'ici, "thème du bien et du mal" (elle se croit dans star wars ma parole!!!), mais de vous à moi... un thème simple qui laisse tellement de large au scénario, qui permet des revirements, des rebonds, bref... un thème large et faussement simple, parce qu'on peut aussi vite tomber dans le cliché.



Pour finir, on y trouve aussi le thème de la psychologie appliqué aux héros, et ce, aussi parce qu'on parle du bien et du mal. Oui, ça coule de source : difficile d'être tout le temps adorable quand on a des super pouvoirs qui rendent la vie aussi difficile qu'ils la simplifient.
Seul hic d'Alphas? La série s'est arretée à la fin de la saison 2, alors que le destin de la population de NY est incertain.


(tout le monde est allongé par terre et on sait que 50% va supporter ce qu'il leur on fait subir - radiations puissantes produisant mutation ou mort) et reprendre connaissance tandis que 50% ne se relèvera jamais, nos héros évidemment sont parmis eux.)


Mais on ne saura jamais si nos héros survivent PUISQU'IL N'Y A PAS DE BUDGET CHEZ SYFY. La série se termine sur un moment de suspense insoutenable et personne ne peut assouvir sa curiosité. MEGA NAZE !


  • Continuum :

On y trouve le thème du voyage dans le temps (mais attention, avec Continuum le voyage dans le temps est lourd en conséquence, pas facile, et plutôt risqué : aucune certitude d'y arriver entier, ni à la bonne époque), policier (suspense garanti), super-technologies (vraiment super, pour le coup).

Le tout avec un pied dans la psychologie de l'héroine mais sans pousser ici, parce que ce serait déstabilisant.


(un flic est un roc, et ça dans toutes les séries ! super flic, super problèmes, mais aussi super réactions et super solutions - pas de temps pour soi, et donc pas de temps pour s'appitoyer sur son sort),



et un rôle important politique, moral, avec tout l'aspect "terroriste" et pour finir, l'importance de l'effet papillon (conséquences du voyage dans le temps).

Bref le temps, le temps, et encore le temps comme thème principal (encore une fois un thème large, ça permet tout).


Cette série est diffusée sur showcase donc on a des chances de voir la fin malgré le manque d'argent chez SYFY. Je balance aussi qu'il va y avoir a partir de demain une grosse reprise de cette série chez CBS avec un truc qui s'appelle "Intelligence". Evidemment, c'est beaucoup plus simplifié, mais bon, il n'y a pas chez CBS le meme talent que chez SYFY, donc on leur pardonne.


  • lost girl :

L'action se déroule dans le monde des fées (thème tellement large !!!! => pannel d'episodes infinis!), avec une grande importance de la sexualité (l'héroine est "succube" ce qui correspond à un équivalent de nymphomanie chez les humains mais en mode mante religieuse), le bien et le mal encore une fois


ce thème est d'ailleurs matérialisé physiquement par deux camps, notre héroine faisant chier tout le monde en etant la seule qui refuse de s'aligner, et cela tout en restant à des lieues du kitsch parce que la série puise à fond dans le registre sensuel et le côté "adulte" de cette série qui donne un résultat tout sauf manichéen : le bien et le mal sont des catégories abjectes qui seront vouées à imploser à un moment...


Autres thèmes : l'amour, la dépendance aux autres, et un petit côté sherlock qui séduit toujours. (Et oui, evidemment, quand on touche au monde parrallèle magique des fées, certaines créatures peuvent être malavisées... Rachetée = ouf !)



  • Being Humans (et oui, c'est - c'était - une série SYFY, rachetée elle aussi, c'est bon, on verra la fin)

Je ne détaille pas parce que je n'en ai vu que très peu et de toute façon tout le monde en a parlé. Allez sur la BIBLE AKA Wikipedia pour plus de renseignements.


  • Mais aussi les très connues : 


- Stargate Atlantis
- Stargate SG-1 (POUAH POUAH POUAH QU'es ce que c'est bien ça !)
- Stargate Universe
- Battlestar galactica (ah oui... c'est une bombe celle-là...)
- Sanctuary
- Flash Gordon (encore une série trop bien)


  • et enfin ils ont passé aussi : 


doctor who (la nouvelle série - dans le genre c'est juste ma série préférée); lost (moins prestigieux mais bon, il faut avouer que lost ça a influencé pas mal de choses, et puis ça date de l'époque ou les séries américaines ne faisaient pas des rebondissements toutes les 5 minutes à cause des pubs sur les chaines); star trek (légende de la série)...


J'arrete de vous ennuyer et je vous laissse regarder Helix donc, maitnenant qu'on parle tous de la même chose. Ah oui, je sais que vous aussi vous allez la regarder demain.